Boeuf aux hormones: la FNSEA estime que la Commission européenne "baisse les bras" face aux Etats-Unis (07 Mai 2009 - 16h01)
La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) a estimé jeudi que le pré-accord négocié mercredi par la Commission européenne avec les Etats-Unis sur le contentieux de la viande aux hormones traduisait "le laisser-faire de l'Europe face à l'implacable logique de libéralisation des échanges".
"La Commission européenne baisse les bras" face aux Etats-Unis, souligne le syndicat agricole, en demandant au gouvernement français de ne pas valider ce projet d'accord que lui soumettra la Commission européenne. L'UE, en échange de la levée de sanctions douanières, autorise l'importation de quantités supplémentaires de viande de boeuf américaine sans hormones: 20.000 tonnes dans un premier temps et 45.000 tonnes à l'issue d'une période de trois ans.
Pour la FNSEA, "non seulement il s'agit d'un renoncement à défendre bec et ongles le droit des consommateurs européens à décider souverainement et en toute liberté de leur alimentation, mais en plus, nous offririons aux Etats-Unis une compensation en nous engageant à multiplier par quatre nos importations en viande bovine dite de haute qualité".
Le syndicat agricole dénonce "un coup bas porté à nos éleveurs, à leurs efforts de qualité et de traçabilité, qui ne sont pas de même niveau outre-Atlantique". AP
Le bloc-notes de l'Associated Press (07 Mai 2009 - 16h00)
Le bloc-notes quotidien de l'Associated Press:
LE CHIFFRE DU JOUR
3,5
(En millions le nombre d'enfants âgés de moins de cinq ans menacés par la faim aux Etats-Unis, soit plus de 17% d'enfants qui pourraient souffrir de problèmes intellectuels ou de développement, selon un rapport basé sur des données gouvernementales et publié jeudi par l'ONG Feeding America, qui lutte contre la malnutrition)
LA CITATION DU JOUR
"Je comprends qu'il ne souhaite pas fêter cet anniversaire. La vérité est qu'il n'y a pas grand chose à fêter"
(L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, commentant jeudi sur RTL le deuxième anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, qu'il voit comme "un président de la République pris à contre-pied")
L'INSOLITE DU JOUR
Le locataire...
WILKES-BARRE, Pennsylvanie (AP) -- Un homme a reconnu avoir élu domicile pendant plus d'une semaine dans le grenier d'une maison de Pennsylvanie (nord-est des Etats-Unis) à l'insu de la famille qui vit, se permettant même de temps en temps un petit tour du propriétaire quand personne ne s'y trouvait.
Stanley Carter a également reconnu quelques larcins quand la propriétaire et ses enfants étaient absents de cette maison située dans le village de Plains Township, à quelque 160km au nord-est de Philadelphie.
Cet homme âgé de 21 ans et originaire de l'Arkansas a plaidé coupable devant le tribunal du comté de Luzerne des chefs de cambriolage, violation de propriété et divers délits. M. Carter vivait chez des voisins de la famille Ferrance qu'il connaissait. Mais quand ses hôtes lui ont demandé de partir, il s'est simplement installé dans le grenier commun aux deux maisons où il a vécu pendant dix jours en décembre dernier.
Hauts-de-Seine: une mère soupçonnée d'un double infanticide déférée au Parquet (07 Mai 2009 - 15h49)
La mère qui a avoué avoir empoisonné avec des médicaments ses deux enfants de huit et quatre ans dans la nuit de lundi à mardi au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) a été déférée jeudi au Parquet de Nanterre, a-t-on appris de sources policière et judiciaire.
Une information judiciaire pour "assassinat" a été ouverte. Cette femme de 35 ans devrait être présentée dans la soirée à un juge d'instruction.
Lors de sa garde à vue, elle a justifié son geste par son désespoir après la perte de son emploi d'attachée de direction en janvier dernier, et sa séparation l'année dernière avec le père de ses deux enfants.
Inquiet de ne pas avoir des nouvelles de ses enfants mardi, ce dernier avait prévenu les policiers vers 10h. Ceux-ci avaient alors découvert avec les pompiers les corps du garçon et de la fillette déjà morts et celui de leur mère qui avait tenté de se suicider. AP
Début de mutinerie réprimé à la maison d'arrêt d'Osny (07 Mai 2009 - 15h39)
Plusieurs dizaines de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules jeudi matin à la maison d'arrêt d'Osny (Val d'Oise) en signe de solidarité avec l'un d'entre eux qui s'était réfugié sur le toit, a-t-on appris de source policière et auprès du syndicat FO Pénitentiaire. Ce début de mutinerie a été rapidement réprimé par les équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) de l'Administration pénitentiaire.
Selon les premiers éléments de l'enquête, un détenu condamné à une petite peine pour un délit mineur est brusquement monté en début de matinée sur le toit de surveillance de la promenade. Il a ensuite arraché des câbles électriques et des caméras qu'il a jetés dans la cour. "Il a été pris d'un coup de folie", assurait-on de source policière.
Les détenus qui se trouvaient dans la cour ont alors refusé de regagner leurs cellules jusqu'à l'intervention des ERIS. Après une courte négociation avec le directeur de l'établissement pénitentiaire, le prisonnier a finalement accepté de redescendre vers 12h20. Il a été placé en garde à vue au commissariat de Cergy (Val d'Oise) dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour "dégradations". AP
Le projet d'accord avec les gardiens de prison retarde l'application des règles pénitentiaires européennes (RPE) (07 Mai 2009 - 15h08)
Très critiqué par les personnels pénitentiaires, le projet d'accord entre les gardiens de prison et la Chancellerie l'est aussi par les autres professions judiciaires, la gauche et le monde associatif qui, tout en soutenant les "matons", voient d'un mauvais oeil un nouveau report de l'application, déjà minimale, des "règles pénitentiaires européennes" (RPE).
Si le Syndicat de la magistrature (SM) dit "partager les inquiétudes des personnels pénitentiaires mobilisés sur les effets dramatiques de la surpopulation carcérale", il dénonce dans un communiqué "la stratégie d'évitement ministérielle qui consiste à répondre aux revendications de moyens humains et matériels par un moratoire sur l'application des RPE faisant ainsi une nouvelle fois peser les conséquences de cette situation sur les détenus".
"Les syndicats n'ont jamais demandé ce moratoire", souligne également Patrick Marest, le délégué national de l'Observatoire international des prisons (OIP), qui fustige "l'instrumentalisation de A à Z des RPE au détriment des détenus". "Pour un pays comme la France, les RPE doivent être un seuil minimum de ce qui se fait en prison", rappelle-t-il. "Au lieu de quoi on expérimente l'application de huit règles dans une vingtaine d'établissements"...
Dans la lettre adressée le 30 avril dernier aux syndicats pénitentiaires, la ministre de la Justice suggère "un moratoire" de la mise en place des RPE. Dans le projet d'accord négocié dans la nuit de mercredi à jeudi, il est décidé de "dresser un bilan d'étape sur la mise en place des RPE" par une mission d'évaluation d'ici la fin juillet. "Dans cette attente, les nouvelles mesures de mise en oeuvre des RPE seront suspendues", note le texte.
Le groupe socialiste du Sénat a exprimé jeudi "sa vive indignation" sur ce point. "Renoncer aux droits fondamentaux des personnes détenues n'est absolument pas une solution pour améliorer la condition pénitentiaire", note son président Alain Anziani dans un communiqué.
Une décision "incohérente et choquante" aussi pour le député Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS chargé de la sécurité qui s'était interrogé dès lundi sur "le devenir du fameux de projet de loi pénitentiaire, dont l'un des objectifs majeurs était justement de mettre les prisons françaises en conformité avec les normes européennes. Si telle n'est plus sa finalité, il convient pour le moins de s'interroger sur son opportunité"
"Ces RPE devraient être un élément incontournable de toute réforme du système carcéral, ce dont Mme Dati, candidate aux élections européennes, pourrait avoir conscience...", ironise encore le SM qui s'inquiète aussi de savoir si les créations de postes annoncées ne sont pas en réalité "de simples transferts d'emplois initialement prévus pour la mise en oeuvre des RPE".
Les RPE fixées par le Conseil de l'Europe ont été signées par 46 pays pour "harmoniser leurs politiques pénitentiaires et adopter des pratiques communes". Adoptées pour la première fois en 1973, elles ont été mises à jour en 1987 et 2006, mais n'ont pas de caractère contraignant. Les 108 points prévoient notamment l'encellulement individuel et l'accès des médias dans les maisons d'arrêt.
Ce qui incite Patrick Marest a suggérer aux surveillants pénitentiaires de changer leur mode de protestation: "Plutôt que de faire brûler des pneus et de durcir encore les conditions de détention par la fermeture des prisons, ils devraient les ouvrir, organiser une journée portes ouvertes pour la presse et les élus afin de prendre l'opinion publique à témoin des conditions de détention et de travail qui sont désastreuses". AP
"Biens mal acquis": le parquet de Paris fait appel de l'ouverture d'enquête (07 Mai 2009 - 15h07)
Le parquet de Paris a fait appel jeudi après-midi de la décision de la doyenne des juges d'instruction du tribunal de grande instance d'instruire la plainte déposée notamment pour "blanchiment" qui vise les conditions d'acquisition en France du patrimoine de trois chefs d'Etat africains, a-t-on appris de source judiciaire.
Il appartient désormais à la chambre de l'instruction de décider si oui ou non un juge français est habilité à mener une enquête.
Le 20 avril dernier, le parquet de Paris s'était opposé à l'ouverture d'une information judiciaire sur les biens en France des présidents Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale). Mais la juge d'instruction Françoise Desset avait passé outre ces réquisitions.
En décembre, l'association Transparence International France et un ressortissant gabonais, Grégory Ngbwa Mintsa, ont déposé une plainte contre X pour "recel de détournement de fonds publics", "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance".
La juge d'instruction a estimé que l'association avait un intérêt à agir en France, mais pas le ressortissant gabonais. Le parquet avait considéré au contraire que les deux plaignants n'avaient aucune qualité à agir en France et ne pouvaient se prévaloir d'aucun préjudice.
Transparence International France et une autre association avaient déjà déposé deux plaintes simples, classées sans suite, au terme d'une enquête préliminaire qui avait donné un reflet à peu près exact du patrimoine détenus en France par ces présidents africains ou leurs proches.
De nombreux biens immobiliers sont ainsi détenus par ces chefs d'Etat ou par leurs familles, notamment dans les quartiers chics parisiens. L'enquête a également identifié leurs comptes bancaires, ou ceux de proches, ainsi que les nombreuses voitures de luxe -Aston Martin, Bugatti ou Mercedes- achetées parfois en espèces ou, comme pour l'une des filles du président Bongo, par chèque d'un avocat français et de la Paierie du Gabon en France. AP
Grippe mexicaine: trois nouveaux cas confirmés en France (07 Mai 2009 - 15h01)
Trois nouveaux cas de grippe mexicaine A(H1N1) ont été confirmés jeudi en France, ce qui porte à dix le nombre total de cas confirmés dans l'Hexagone, alors que cinq cas d'infection étaient probables, a-t-on appris auprès de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
Les trois nouveaux cas confirmés sont des personnes revenant du Mexique, qui vont toutes bien, précisait-on de même source.
Il s'agit d'un jeune homme de 37 ans, habitant l'Ile-de-France, qui est déjà sorti de l'hôpital. Les deux autres personnes sont hospitalisées à Perpignan. Il s'agit d'une jeune femme de 33 ans et d'un homme 39 ans AP
Un laboratoire lyonnais chargé d'expertiser les scellés de l'affaire du petit Grégory (07 Mai 2009 - 14h52)
Le laboratoire lyonnais Biomnis a été désigné par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Dijon pour expertiser les scellés relatifs à l'affaire du petit Grégory, et en extraire les éventuelles empreintes génétiques, a-t-on appris jeudi auprès du laboratoire.
Il s'agit d'une nouvelle tentative pour essayer de résoudre l'une des plus grandes énigmes judiciaires du siècle dernier: le meurtre du petit Grégory Villemin, cet enfant de quatre ans qui avait été retrouvé noyé en 1984, pieds et mains liés dans la Vologne, une rivière du département des Vosges.
Les lettres anonymes d'un corbeau jamais identifié et le fait que le père de Grégory ait tué son propre cousin qu'il pensait être le meurtrier de son fils, avaient décuplé l'attention des médias et de la population. AP
Le mouvement social dans les prisons provoque la suspension du procès Fofana (07 Mai 2009 - 14h38)
Le mouvement social des surveillants pénitentiaires a perturbé mercredi soir le retour en prison d'une partie des accusés jugés par la cour d'assises des mineurs de Paris pour l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi, au point d'entraîner jeudi une suspension du procès jusqu'à lundi matin, a-t-on appris de sources judiciaires.
A la reprise de l'audience jeudi matin, la défense de deux accusées a indiqué à la cour que leur clientes avaient été ballottées mercredi soir entre la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis et celle de Fresnes avant de revenir à la première. Elles n'ont pu se nourrir, n'ont que peu dormi et n'ont pu se laver avant leur extraction pour le palais de Justice de Paris tôt jeudi matin, selon les avocats.
Par ailleurs, un convoi cellulaire, dont les box ne font même pas un mètre carré, ramenant plusieurs accusés vers la prison de Fresnes, a été bloqué quelques heures devant la prison.
La présidente de la cour d'assises a ordonné une suspension d'audience afin que ces problèmes puissent être résolus en dépit du conflit social qui agite l'Administration pénitentiaire. Le parquet général de Paris a saisi la Chancellerie afin de faire transférer les accusés détenus à Fleury-Mérogis vers d'autres prisons. En effet, les détenus de Fleury qui ne font l'objet d'aucune surveillance particulière doivent attendre la fin des comparutions immédiates du TGI de Paris, donc des condamnés à des peines fermes, pour regagner la prison.
Aucun des accusés ne bénéficie par ailleurs d'un repas chaud à midi, a-t-on précisé de mêmes sources.
Youssouf Fofana, le principal accusé de ce procès, est jugé à huis clos avec 26 autres personnes pour l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat en février 2006 d'Ilan Halimi, un jeune homme de confession juive. Le procès doit se dérouler jusqu'au 10 juillet. AP
Marseille: une escroquerie présumée aux placements révèle une fraude de plus d'un milliard d'euros (07 Mai 2009 - 12h38)
Une escroquerie présumée aux placements immobiliers, dont sont victimes une majorité de chercheurs, pharmaciens, médecins et chirurgiens du sud de la France, a mis au jour une fraude portant sur plus d'un milliard d'euros, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Au total, plus de 300 victimes, qui se sont constituées parties civiles au dossier, ont été recensées par la juge d'instruction marseillaise Catherine Lévy, en charge du dossier. Les investigations ont révélé les pratiques abusives d'une société de conseil financier installée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), accusée d'avoir maquillé les dossiers à l'insu de ses clients.
"La plupart des souscripteurs se retrouvent confrontés à des niveaux d'endettement considérables. Les banques ont externalisé le montage des dossiers sans rencontrer les clients. Elles se sont déchargées de leurs tâches sur la société immobilière sans faire de simulation exacte des remboursements", a expliqué Me Jacques Gobert, le défenseur de l'Association des victimes de loueurs en meublés professionnels (ASDEVILMP), qui défend un nombre important de victimes.
Une information judiciaire contre X avait été ouverte en septembre 2008 pour "escroquerie en bande organisée, faux, usage de faux et exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en opérations de banques" par le pôle économique et financier du parquet de Marseille suite à une dénonciation de la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances (Tracfin). La brigade financière de la police judiciaire de Marseille est chargée de l'enquête.
Les victimes ont été démarchées entre 2001 et 2008 par la société aixoise Apollonia, qui jouissait en apparence de toutes les garanties, notamment d'un partenariat sincère avec des promoteurs et de l'accord de grands noms du monde bancaire. Les contrats étaient souvent signés dans de luxueux hôtels. Les clients, auxquels on faisait miroiter un complément de retraite intéressant, ont été appâtés par les avantages fiscaux de la location en meublés professionnels (LMP). Les emprunts contractés, qui vont parfois jusqu'à 4 millions d'euros, ont été signés devant notaires.
Mais les victimes se sont heurtées au fil des ans à un déficit colossal et la plupart des investisseurs éprouvent aujourd'hui des difficultés considérables à rembourser les prêts souscrits. L'endettement moyen a été évalué, de source judiciaire, à quelque deux millions d'euros.
Claude Imbert, un chercheur marseillais, explique que "tout était en blanc: les demandes de prêts, les loyers, les montants. On a commis l'erreur de faire confiance à une connaissance. On a signé".
Un couple de Français d'origine suisse, gérants de la société, ainsi que trois commerciaux ont été mis en examen. Le principal gérant, âgé de 51 ans, qui jouissait d'un train de vie pharaonique, est toujours détenu à ce jour. Les autres ont été remis en liberté contre le versement de fortes cautions, qui vont de 300.000 euros à 1,5 million d'euros.
La justice enquête aujourd'hui sur une éventuelle complicité des banques, qui n'auraient pas vérifié la réalité de la situation financière des emprunteurs, et sur le rôle de trois notaires, dont le nom revient fréquemment dans la signature des actes.
Une perquisition a eu lieu début avril dans une agence du Crédit Mutuel de Marignane (Bouches-du-Rhône), indique le quotidien "La Provence" dans son édition de jeudi. Prises à la gorge, certaines des victimes ont même décidé de suspendre les paiements, mais certaines ont été assignées en remboursement par les banques. L'un des avocats de la société aixoise, Me Frédéric Monneret, évoque "une simple baisse de rentabilité du marché" et conteste la qualification d'escroquerie. AP
Famille française tuée dans un incendie à Moscou: un suspect interpellé (07 Mai 2009 - 12h37)
Un suspect a été arrêté jeudi au Kazakhstan dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un couple franco-russe et de leur fillette le 20 avril dans l'incendie de leur appartement à Moscou, selon un communiqué publié sur le site Web du Comité d'instruction du parquet de Russie.
"Khourchid Normouradov est détenu au Kazakhstan. Il est soupçonné d'avoir tué Thierry Guy Spinelli, son épouse Olga et leur fillette Elise le 20 avril 2009", précise le Comité d'instruction.
Le communiqué ajoute que le Kazakhstan prépare la procédure d'extradition du suspect vers la Russie, et qu'un complice a été localisé.
Dès la découverte des corps sans vie de l'homme d'affaires Thierry Spinelli et de sa femme, ainsi que de leur fille de 2 ans qui a succombé à ses blessures peu après, les enquêteurs ont examiné la piste criminelle.
Sylvain Guiaugue, responsable du service de presse à l'ambassade de France à Moscou, a confirmé que M. Spinelli était citoyen français, que sa femme était russe et que leur fille possédait la double nationalité.
D'après l'agence de presse russe RIA-Novosti, M. Spinelli travaillait dans le commerce du vin. Des informations confirmées par Patrick Lecourt, employé de France Direct Vignoble, un groupement d'intérêt économique (GIE) représentant plusieurs vignobles bordelais et basé à Landerrouat, en Gironde. "Je crois savoir qu'il résidait en Russie depuis dix ans et avait travaillé pour d'autres employeurs avant nous. Il était marié à une Russe et ne revenait que très rarement en France", avait ajouté M. Lecourt. AP
Le couturier Pierre Cardin regagne son domicile (07 Mai 2009 - 11h30)
Le couturier Pierre Cardin, 86 ans, hospitalisé mardi à l'hôpital Nord de Marseille après avoir fait une chute dans le Luberon (Vaucluse), a pu regagner jeudi son domicile, a-t-on appris auprès de son service de presse.
D'après les secours, Pierre Cardin avait été transporté par hélicoptère mardi après-midi, à la suite d'un malaise. Vendredi dernier, il avait déjà fait une chute dans un escalier sur un de ses chantiers du Luberon. "Son état de santé jugé tout à fait satisfaisant par ses médecins lui permettra de reprendre dans quelques jours toutes ses activités professionnelles", a précisé dans un communiqué Jean-Pascal Hesse, directeur du service de presse de M. Cardin.
Le couturier réside dans le village de Lacoste (Vaucluse) dans le Luberon, où il prépare le festival d'art lyrique et de théâtre qu'il dirige depuis neuf ans. La prochaine édition débutera le 3 juillet. Pierre Cardin travaille également à la restauration du château où vécut le marquis de Sade. AP
France: nouvelle baisse des exportations au premier trimestre (07 Mai 2009 - 08h38)
La chute des exportations s'est poursuivi en France au premier trimestre 2009, avec une baisse de 8,7% (après -9,1% au quatrième trimestre 2008), en raison "de la contraction des ventes de l'industrie manufacturière civile et des produits agricoles", a annoncé jeudi matin le ministère des Finances.
Dans un communiqué, il précise que "la chute des ventes automobiles est toujours prononcée, mais s'atténue, en raison des primes à la casse stimulant les achats dans certains pays".
Le repli concerne également l'industrie aéronautique et navale. Les ventes de biens intermédiaires (produits métallurgiques et métalliques, produits chimiques) restent orientées à la baisse, ainsi que celles d'équipements mécaniques, électriques et électroniques. En revanche, les ventes de produits pharmaceutiques rebondissent, de même que celles de matériel militaire et d'oeuvres d'art, souligne le ministère. AP
Prisons: le mouvement des gardiens suspendu pour consulter la base (07 Mai 2009 - 07h50)
Le mouvement social des surveillants pénitentiaires consistant à bloquer l'extraction de prisonniers a été suspendu jeudi matin et transformé en assemblée générale pour consulter la base sur le projet d'accord négocié dans la nuit avec la chancellerie, a-t-on appris auprès des syndicats.
"Nous avons transmis le nouveau projet au personnel pour savoir si on peut signer lundi ou mardi", a indiqué à l'Associated Press Christophe Marques, le secrétaire général de FO pénitentiaire. Il estime qu'il y a des "avancées" dans le projet mais "ce sont les personnels qui doivent décider si ça va suffisamment loin".
Si la CGT pénitentiaire a claqué la porte des négociations mercredi soir, les deux principaux syndicats de gardiens de prison, l'UFAP-UNSA et SNP-FO, sont parvenus dans la nuit à un avant-projet d'accord avec la ministre de la Justice Rachida Dati. Il prévoit notamment la création de 174 emplois supplémentaires qui viendront s'ajouter aux 177 annoncés le 26 février 2009.
L'emploi et les conditions de travail dans des maisons d'arrêt surpeuplées étaient les deux principales revendications des syndicats.
Les prisons françaises comptent actuellement environ 63.161 détenus pour 52.700 places, et 24.300 surveillants. AP
Haute-CorseCorse: un SDF tente de se suicider dans une cellule du commissariat de Bastia (07 Mai 2009 - 07h34)
Un Marocain âge de 43 ans a tenté de mettre fin à ses jours dans une cellule du commissariat de Bastia (Haute-Corse), a-t-on appris jeudi de source policière.
Les faits se sont déroulés mercredi après-midi. L'homme, un sans domicile fixe, avait été appréhendé dans la nuit de mardi à la suite d'un vol à la roulotte.
Place en garde à vue au commissariat, il s'est pendu dans sa cellule à l'aide d'une cordelette mercredi en fin de matinée. La victime se trouve dans le coma à l'hôpital de Bastia. La provenance de la cordelette utilisée par la victime pour se pendre n'a pas été précisée. AP
Trois dirigeants de clubs de supporters de l'OM en garde à vue (07 Mai 2009 - 07h18)
Trois dirigeants de clubs de supporters marseillais sont en garde à vue depuis mercredi dans le cadre des violences commises lors du match retour de la Coupe de l'UEFA, OM-Donetsk, organisé le 16 avril dernier, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Ce jour-là, une bagarre générale avait éclaté pendant la première mi-temps entre trois clubs de supporters, les Ultras, les Winners et la Cosa Ultra. Plus d'une centaine de supporters avaient envahi l'un des virages du Stade Vélodrome et deux personnes avaient été grièvement blessées au visage.
Les trois responsables devraient être déférés au parquet dans la journée et présentés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille pour "violences volontaires en réunion commises dans une enceinte sportive".
Les trois auteurs présumés étaient déjà connus pour des faits similaires. Ils avaient déjà été interdits de stades. AP
Sarkozy, "un président de la République pris à contre-pied, selon Dominique de Villepin (07 Mai 2009 - 06h41)
Dominique de Villepin a déploré jeudi que Nicolas Sarkozy soit "un président de la République pris à contre-pied", qui devrait sortir de sa "bulle" pour "se mêler un peu plus aux Français".
"Aujourd'hui ce qui est de fascinant, c'est qu'il y a un décalage extrêmement fort entre l'inquiétude qui s'exprime partout dans notre pays, et cette sérénité qui relève davantage de la bulle ou de la méthode Coué qui s'exprime en haut lieu", a lancé l'ancien Premier ministre sur RTL.
"Je ne demande pas que nos dirigeants soient dans un affolement qui ne sied pas à l'exercice du pouvoir. Je demande qu'ils sortent un peu plus, qu'ils se mêlent un peu plus aux Français pour découvrir à quel point on s'interroge sur l'avenir de notre pays, et les réponses qu'il faut apporter à la crise", a expliqué Dominique de Villepin.
Dressant un "bilan contrasté" de deux ans d'exercice de la présidence, l'ancien Premier ministre a jugé que Nicolas Sarkozy était "un président de la République pris à contre-pied". "Il est arrivé avec le sentiment que la croissance repartait" mais "dans le fond, c'était changer de modèle économique et social, se rapprocher du modèle anglo-saxon et la crise est venue et ce modèle anglo-saxon n'a plus été la référence".
"Je comprends qu'il ne souhaite pas fêter cet anniversaire, la vérité il n'y a pas grand chose à fêter, il faut vérifier l'inquiétude des Français mais surtout y répondre", a-t-il avancé.
"Le président de la République a choisi une méthode qui est celle de la réforme tout azimut", mais "force est de constater que cette réforme ne donne pas les résultats escomptés", juge M. Villepin. "Nous sommes incapables de dire ou citer quelques réformes qui auraient donné des résultats tangibles dans la crise, nous sommes donc toujours orphelins, toujours en attente de ces deux ou trois grandes réformes qui feront ou pas le quinquennat". AP
Le saint du jour: Ste Gisèle (Epouse d'Etienne, roi de Hongrie, au XIIe siècle)
Le prénom du jour: Gisèle
Le charme des Gisèle agit sur tous. Enfants, elles sont adorables. Adultes, elles suscitent l'admiration de leurs proches. Leur capacité de séduction est telle qu'elle leur évite d'avoir à fournir beaucoup d'efforts pour parvenir à leurs fins dans la plupart des domaines.
Demain: Désiré
Le dicton météorologique du jour:
"En mai la boue,
Epis en août"
Le proverbe du jour:
"Le grave est la racine du léger" (proverbe chinois)
La citation du jour:
"Je suis un contemplateur fervent de l'effort d'autrui" (Tristan Bernard)
Une idée de menu:
Entrée: ASPERGES ET OEUFS VAPEUR, CREME DE PARMESAN
Plat principal: Rôti de veau aux oignons
Dessert: Mangue
La recette du jour: ASPERGES ET OEUFS VAPEUR, CREME DE PARMESAN
Ingrédients pour 4 personnes: 24 grosses asperges vertes, 4 oeufs de 70g, 1,25dl de lait, 60g de parmesan râpé + copeaux de parmesan, 15g de beurre, 1/3 de c. à café de maïzena, sel, noix de muscade, poivre.
Préparation:
- Lavez les asperges et épongez-les.
- Eliminez la partie trop dure des queues en la cassant.
- Posez les oeufs et les asperges, poudrées de sel, dans un panier vapeur, au-dessus de l'eau bouillante et comptez 7 minutes de cuisson.
- Pendant la cuisson des asperges et des oeufs, préparez la crème de parmesan: versez le lait et la maïzena dans une assiette, mélangez et laissez épaissir sur feu doux, en remuant.
- Ajoutez le parmesan et dès qu'il est fondu, le beurre.
- Plongez les oeufs 10 secondes dans de l'eau froide puis écalez-les.
- Répartissez les asperges dans 4 assiettes, ajoutez les oeufs et la crème de parmesan.
- Servez parsemé de copeaux de parmesan.
- Poivrez au moment de déguster.
SI CE JOUR EST VOTRE ANNIVERSAIRE: le soleil brillera pour vous cette année: des joies familiales surtout, une réussite professionnelle aussi. Vous n'aurez pas vraiment d'ennuis de santé si vous savez éviter les excès. Vous aurez un regain de passion et vous vous rapprocherez de votre partenaire.
LES ENFANTS NES CE JOUR: tout vouloir et tout de suite conduira ces enfants à des déceptions et des comportements qui seront peu appréciés. Ils s'assagiront avec le temps, quitte à brûler ce qu'ils auront adoré, fuyant le matérialisme. Leur partenaire devra leur ressembler: même ambition, même impatience. AP
L'éphéméride du jeudi 7 mai 2009 (06 Mai 2009 - 22h00)
7 mai 1560: par l'Edit de Romorantin, Michel de L'Hospital empêche l'établissement de l'Inquisition en France
Né à Aigueperse, dans le Puy-de-Dôme, vers 1504, Michel de L'Hospital fit ses études à Padoue. Devenu chancelier particulier de Marguerite de Navarre -soeur de François Ier et reine de Navarre-, l'une des femmes les plus érudites de son temps, il protégea les poètes de la Pléiade et composa lui-même des vers en latin. Ses talents lui valurent une carrière rapide: conseiller au Parlement, président de la Chambre des comptes, puis chancelier de France (1560), il procéda à d'importantes réformes administratives et s'employa à mener une politique d'apaisement en matière religieuse. C'est ainsi que le 7 mai 1560, par l'Edit de Romorantin, il réussit à arrêter l'installation de l'Inquisition en France, les procès pour hérésie devant être instruits par les évêques. Si le colloque de Poissy échoua à trouver un compromis confessionnel entre catholiques et protestants, l'ordonnance d'Orléans qui suivit les Etats généraux (1560-1561) accorda la liberté de culte aux réformés. Michel de L'Hospital réussit ses réformes administratives, mais eut hélas moins de chance avec ses tentatives de conciliation: l'ordonnance d'Orléans déchaîna les intransigeances, tant du côté catholique que protestant. Catherine de Médicis finit par lui retirer son soutien, et le chancelier, réduit à l'impuissance après trois guerres de religion, dut se retirer en 1568.
Cela s'est aussi passé un 7 mai:
1997 -- Le TPIY rend le premier verdict de son histoire en reconnaissant coupable le Bosno-Serbe Dusan Tadic pour ses crimes de guerre commis en ex-Yougoslavie.
1994 -- Mise à flot à Brest du premier porte-avions à propulsion nucléaire en Europe, le "Charles de Gaulle".
1954 -- Le dernier point de résistance du camp retranché français de Dien Bien Phu est occupé par le Viet-minh.
1945 -- Le maréchal Jodl et l'amiral von Friedeburg signent, à Reims, la capitulation des armées allemandes du front de l'Ouest.
1943 -- Les forces alliées occupent Tunis et Bizerte.
1939 -- L'Allemagne et l'Italie annoncent la création d'une alliance politique et militaire: l'axe Rome-Berlin.
1915 -- Un sous-marin allemand coule le paquebot britannique "Lusitania" au large de l'Irlande: plus de 1.100 morts.
1859 -- Abolition de l'esclavage aux Pays-Bas et dans leurs colonies, 11 ans après la France et six ans avant les Etats-Unis.
1848 -- Reddition des insurgés polonais après l'écrasement du soulèvement de Varsovie par les Prussiens.
1794 -- Sur un rapport de Robespierre, la Convention adopte le culte de l'Etre Suprême.
558 -- Vingt ans après son édification, le dôme de la basilique Sainte Sophie s'écroule. L'empereur byzantin Justinien ordonne sa reconstruction.
Ils sont nés un 7 mai :
-- Le compositeur allemand Johannes Brahms (1833-1897)
-- Le compositeur russe Pierre Tchaïkovski (1840-1898)
-- Le cinéaste français Robert Bresson (1907-1979). AP
Universités: Fillon hausse le ton contre les blocages (06 Mai 2009 - 19h37)
François Fillon s'en est pris mercredi aux "quelques extrémistes" qui bloquent encore des universités, prévenant que le gouvernement "n'acceptera pas que les diplômes soient bradés".
"Nous avons été complètement ouverts à la discussion et à la négociation, et on a réussi à apaiser la plupart des craintes. Maintenant, je dis à la petite minorité qui bloque les universités et qui use de la violence qu'elle est coupable de gâcher l'avenir d'une majorité des étudiants de notre pays, d'abaisser la réputation de nos universités, de casser le service public", a déclaré le Premier ministre lors d'une réunion des nouveaux adhérents de l'UMP pour le deuxième anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy.
"Il est injuste que des familles qui se privent pour financer les études de leurs enfants soient victimes de quelques extrémistes", a poursuivi M. Fillon. "Nous n'accepterons pas que les diplômes soient bradés. Chaque fois qu'un président d'université nous le demandera, nous répondrons présent pour rétablir l'ordre à l'intérieur des universités". AP
La Réunion: fin de cavale pour le gourou pédophile (06 Mai 2009 - 18h00)
Juliano Verbard, le chef d'une secte qui s'était évadé par hélicoptère le 27 avril avec deux co-détenus de la prison de Domenjod à Saint-Denis (La Réunion), a été interpellé mercredi dans cette même ville, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Les deux personnes avec qui il s'était évadé ainsi que cinq complices ont été eux aussi interpellés dans le quartier Saint-Clotilde par les gendarmes de la section de recherches de Saint-Denis. Plus de cinquante militaires avaient été mobilisés pour cette opération. Ils ont reçu les "sincères félicitations" de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie
Gourou de la secte du "Coeur douloureux et immaculé de Marie", celui qui se fait appeler "Petit Lys d'Amour", avait été condamné par contumace en octobre 2006 pour viol et agressions sexuelles sur deux mineurs, purgeant une peine de 15 ans de réclusion criminelle. Une peine confirmée en février 2008. Il devait par ailleurs comparaître aux assises en fin d'année pour l'enlèvement en août 2007 du petit Alexandre, un garçon de 12 ans qu'il avait désigné comme son "successeur".
C'est dans un immeuble de quatre étages de la rue Bourgogne, essentiellement fréquenté par des étudiants, que se cachait le gourou âgé de 27 ans avec son amant, Jean-Fabrice Michel, et le père de celui-ci, Alexin-Jusmy Michel. C'est également là que se terraient les quatre membres du commando qui avait organisé l'évasion par hélicoptère, ainsi qu'une autre complice extérieure.
Informé de son éventuelle présence par des "jeunes du quartier", indiquait-on de source proche de l'enquête, les brigades de recherche de la gendarmerie sont arrivées en force. Selon une résidante de l'immeuble, "un grand bruit" a précédé l'arrestation. Les trois évadés en sont sortis menottés avant d'être immédiatement transférés à la caserne Vérine, le siège central de la gendarmerie.
La forte mobilisation des forces de l'ordre a aussitôt éveillé la curiosité des habitants du quartier qui se sont précipités sur les lieux de l'arrestation. "Atrapé ou pa trapé?", demandait en créole la foule aux gendarmes. Quand l'un d'entre eux leur a annoncé: "C'est bon, on l'a eu!", la foule a poussé des cris de joie et s'est mise à applaudir.
Il faut dire que l'homme faisait figure d'ennemi public No1 depuis son évasion. Au cours des dix jours, les auditions et perquisitions s'étaient multipliées dans le cercle des anciens adeptes du gourou. Le 27 avril dernier, les complices de Verbard avaient pris en otage un pilote d'hélicoptère dans le cirque de Mafate après s'être fait passer pour des touristes. Sous la menace, il avait été contraint de se poser dans l'enceinte de la prison de Domenjod. Réputée moderne, celle-ci n'était pas équipée de filins de sécurité.
De multiples pistes avaient notamment conduit les enquêteurs à quadriller des quartiers résidentiels de Sainte-Marie, Sainte-Suzanne et de Salazie. Mais c'est au coeur du chef-lieu de La Réunion qu'a pris fin la cavale du "gourou pédophile". Dans un communiqué, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo s'est "réjoui du travail remarquable des forces de police et de gendarmerie" de l'île. AP
Le gourou pédophile de la Réunion interpellé avec ses complices (06 Mai 2009 - 17h02)
Juliano Verbard, le chef d'une secte qui s'était évadé par hélicoptère le 27 avril avec deux co-détenus de la prison de Domenjod à Saint-Denis (La Réunion), a été interpellé mercredi dans cette même ville, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
Les deux personnes avec qui il s'était évadé ainsi que cinq complices ont été eux aussi interpellés dans le quartier Saint-Clotilde par les gendarmes de la section de recherches de Saint-Denis. Plus de cinquante militaires avaient été mobilisés pour cette opération. Ils ont reçu les "sincères félicitations" de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie
Gourou de la secte du "Coeur douloureux et immaculé de Marie", celui qui se fait appeler "Petit Lys d'Amour", avait été condamné en octobre 2006 pour viol et agressions sexuelles sur deux mineurs, purgeant une peine de 15 ans de réclusion criminelle. Il devait comparaître aux assises en fin d'année pour l'enlèvement en août 2007 du petit Alexandre, un garçon de 12 ans qu'il avait désigné comme son "successeur". AP
Candia rappelle des briques de lait demi-écrémé Viva et Grandlait (06 Mai 2009 - 15h51)
Le groupe Candia a annoncé mercredi le rappel de briques de lait Viva demi-écrémé et Grandlait demi-écrémé, demandant à ses clients de ne pas les consommer.
Ces produits, en vente depuis le 14 avril, "ont une odeur et un goût anormal, ils peuvent entraîner des troubles digestifs", précise le communiqué de la société.
Les briques de lait concernées ont été commercialisées dans les départements suivants: Ain, Allier, Alpes de Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Bouches-du-Rhône, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Garonne, Isère, Jura, Loire, Haute-Loire, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Puy-de-Dôme, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Rhône, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Haute-Savoie, Savoie, Var, Vaucluse, Vosges, Territoire de Belfort.
Un numéro Vert, le 0800.801.638 est à disposition des consommateurs, qui "sont invités à rapporter les produits sur le lieu d'achat où il sera remboursé", ajoute le communiqué. AP
La Hongrie décide de remettre la mère d'Elise aux autorités françaises (06 Mai 2009 - 15h29)
La justice hongroise a décidé mercredi de remettre aux autorités françaises Irina B., la mère de la fillette franco-russe Elise, trois ans, a annoncé le juge du tribunal de Budapest Zsolt Horvath. L'avocat de la jeune femme, Me Robert Fridman, a toutefois fait appel de cette décision. Le recours de sa cliente devrait être entendu dans environ une semaine, a-t-il précisé, ajoutant que si la décision est confirmée, Irina B., 36 ans, devrait rejoindre la France d'ici dix jours.
Me Fridman a annoncé qu'après la décision du tribunal -et avant que sa cliente ne soit emmenée par la police hongroise- elle avait signé un projet d'accord à l'amiable destiné à résoudre le conflit avec le père d'Elise.
"Elle a signé un 'accord de paix' avec son mari aujourd'hui", a-t-il résumé. Selon lui, même si cet accord n'influe pas sur la procédure lancée par les autorités françaises, il pourrait avoir d'autres conséquences légales pour sa cliente. "D'une part, cela pourrait signifier une peine plus légère et d'autre part la question de l'enfant sera résolue", a-t-il souligné, ajoutant que le père d'Elise devrait signer le document rapidement.
Interrogé pour savoir si l'appel était un moyen de gagner du temps pour conclure cet accord à l'amiable, "cela pourrait être vu comme ça", a-t-il simplement répondu.
Excepté pour apporter quelques brèves réponses aux juges sur des questions de procédure, Irina B. ne s'est pas exprimée à l'audience mercredi après-midi devant le tribunal de Budapest, où elle devait répondre de l'accusation d'"enlèvement".
En France, elle comparaîtra détenue devant le tribunal de grande d'Aix-en-Provence, qui a ouvert contre elle une information judiciaire pour "soustraction de mineur par ascendant et complicité de violences volontaires".
La mère est accusée d'avoir enlevé sa fille le 20 mars en Arles (Bouches-du-Rhône), avant d'être arrêtée le 12 avril en Hongrie en compagnie d'Elise, alors qu'elle tentait de franchir la frontière ukrainienne en voiture, en faisant du stop.
Depuis lundi, l'avocat du père d'Elise se trouve à Moscou, où il a dit "s'efforcer de mettre en place une médiation entre les deux parties". Me Gioia a notamment rencontré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko.
Le comité d'enquête auprès du parquet russe a par ailleurs fait savoir qu'il souhaite interroger Jean-Michel A., le père d'Elise, âgé de 51 ans. Toutefois, selon son avocat, le père "ne risquerait rien", même s'il attend "des garanties" de la Russie. AP
Nouvel appel à la grève dans le groupe PPR, jeudi (06 Mai 2009 - 15h29)
Les syndicats du groupe de distribution et de luxe Pinault Printemps Redoute (PPR) appellent à une nouvelle journée de grève jeudi pour dénoncer les suppressions de postes à la FNAC, la Redoute et chez Conforama, après une première mobilisation unitaire le 28 avril dernier.
Dans un communiqué commun diffusé mercredi, les syndicats CGT, FO, CFDT, Sud, CGC, CFTC et CNT du groupe appellent les salariés "à se mobiliser le 7 mai, jour de l'assemblée générale des actionnaires (...) qui va entériner le versement de 418 millions d'euros de dividendes!".
Une manifestation est prévue jeudi à partir de 15h devant la salle Pleyel à Paris, où se tiendra l'assemblée générale des actionnaires.
"Face à une direction refusant tout dialogue sur la stratégie du groupe et qui reste arc-boutée sur ses choix purement financiers consistant à enrichir les actionnaires (...) et à supprimer près de 1.900 emplois, la mobilisation des salariés doit s'amplifier et se durcir", estiment les syndicats.
Les syndicats, qui avaient interpellé par courrier leur PDG François-Henri Pinault, ainsi que le ministre du Travail Brice Hortefeux "afin qu'il prenne ses responsabilités face à un groupe largement bénéficiaire et qui licencie", disent n'avoir "toujours pas de nouvelles".
Les organisations syndicales "exigent une autre stratégie (...) basée sur des investissements massifs", dans les entreprises du groupe, pour "préserver l'emploi et assurer l'avenir" des enseignes, augmenter les salaires "et participer ainsi à la relance par la consommation", selon leur communiqué.
Le 31 mars dernier, François-Henri Pinault avait été retenu près d'une heure dans un taxi à Paris par des salariés en colère, alors qu'il sortait d'un comité de groupe européen. AP
La pression monte autour du dépôt insalubre du Palais de justice de Paris (06 Mai 2009 - 15h19)
"Il est impossible de s'accommoder d'une réalité déshonorante". Le bâtonnier de Paris, Me Christian Charrière-Bournazel, est personnellement monté au créneau mercredi devant la chambre des comparutions immédiates du tribunal correctionnel pour exhorter les magistrats à "prendre (leurs) responsabilités" et à annuler les procédures qui leur sont soumises tant que le dépôt du palais de Justice reste dans un état "incompatible avec la dignité humaine".
Prenant la défense d'un jeune homme de 35 ans, jugé pour des violences volontaires commises dans le métro, Me Charrière-Bournazel a ainsi apporté son soutien à une initiative des douze secrétaires de la conférence qui ont lancé un mouvement le 17 avril dernier qui consiste à se servir de l'état désastreux du dépôt et de la souricière pour faire annuler des procédures de comparution immédiate.
"La pression monte. Il y a une prise de conscience au sein du palais", s'est félicité Me Cédric Labrousse, le premier secrétaire, alors que la salle d'audience était comble pour la plaidoirie du bâtonnier. Le responsable du dépôt, des représentants des deux principaux syndicats de magistrats et de nombreux avocats s'étaient déplacés.
Cela n'a pas empêché la procureure Marie-Françoise Sutter de requérir le rejet de ces nullités au motif que le dépôt et la souricière n'étaient que "des locaux de passage" dont "on ne peut pas dire qu'actuellement ils ne respectent pas la dignité humaine". Elle a rappelé que le parquet inspectait régulièrement ces lieux, nettoyés deux fois par jour.
"Nettoyés certes", a plaidé Me David Marais, l'un des secrétaires de la conférence. "Mais les prévenus y viennent à l'issue d'une garde à vue de 48 ou 96 heures, ils sont trois par cellule dans un état de délabrement avancé, sans pouvoir prendre de douche, sur des lits sans matelas, sans couverture". Ce qui entraîne "un affaissement de la condition physique incompatible avec la Justice", pour le bâtonnier. "Nous avons pris nos responsabilités, vous prendrez les vôtres", a-t-il lancé aux magistrats.
La présidente Emmanuelle Bavelier a décidé de répondre à ces nullités lorsqu'elle rendra sa décision en fin de journée.
Samedi dernier, les avocats qui se relayent à la 23e chambre avaient obtenu une première victoire, le tribunal correctionnel de Paris ayant renvoyé l'examen de plusieurs dossiers au 28 mai et ordonné un supplément d'information. L'un des trois magistrats de la formation, Pascal Gand, a été chargé de se rendre au dépôt et à la souricière où se trouvent les détenus à la sortie de leur garde à vue en attendant le début du procès et durant les suspensions d'audience.
Récemment à Créteil (Val-de-Marne), des comparutions immédiates ont été annulées à cause des conditions de détention dans le dépôt insalubre du palais de Justice. AP
"Biens mal acquis": TI se félicite d'une enquête "historique" contre trois chefs d'Etat africains (06 Mai 2009 - 15h15)
Le président de l'association Transparence International France (TIF) a qualifié mercredi d'"historique" la décision d'un juge d'instruction français de déclarer recevable la plainte de son association visant les conditions d'acquisition en France du patrimoine de chef d'Etats africains. Il a rappelé que le but de cette action était de restituer l'argent de ces biens aux populations de leurs pays.
"C'est la première fois qu'en France et même au plan mondial est reconnue la légitimité à agir de notre ONG dans la champ d'action qui est le sien: la lutte contre la corruption", s'est réjoui Daniel Lebègue, le président de TIF lors d'une conférence de presse.
L'avocat de l'association, Me William Bourdon, a souligné que cette décision de la doyenne des juges d'instruction du pôle financier est "une première s'agissant de détournement d'argent public dont les présumés responsables sont des chefs d'Etat en exercice, qui ont des relations diplomatiques et économiques avec la France". L'ouverture d'une telle enquête "est de nature à effriter le mur d'impunité et d'immunité des chefs d'Etats en exercice".
Une première enquête préliminaire, classée sans suite par le parquet a donné un reflet à peu près exact du patrimoine détenu en France par trois présidents africains, Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Théodore Obiang (Guinée-Equatoriale), ou leurs proches. Selon Me Bourdon, elle avait "réuni des indices tout à fait accablants".
L'enquête de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) a recensé les comptes bancaires de ces présidents et de leurs familles, leurs avoirs immobiliers, localisé "dans des quartiers à forte valeur marchande" ou leur "parc automobile conséquent" au financement "pour le moins atypique".
A titre d'exemple, le fils du président Obiang est accusé d'avoir acheté une quinzaine de véhicules, d'un montant estimé 5,7 millions d'euros, dont trois Bugatti à plus d'un million d'euros chaque et réglés par une société d'exploitation forestière, Somagui Forestal.
"En application de la convention des Nations unies sur la corruption, nous voulons obtenir que cet argent public, qui a été détourné par des dirigeants et leur famille, soit restitué à ceux à qui il appartient, les populations de ces pays-là, en particulier les plus pauvres et les plus défavorisées", a souhaité M. Lebègue.
Le parquet de Paris peut faire appel de cette décision rendue mardi. Un tel appel constituerait "un grand écart avec les déclarations de Nicolas Sarkozy à l'issue du G-20 qui a voulu faire croire au monde qu'il était le champion du monde de la lutte contre les paradis fiscaux", a déclaré Me Bourdon qui souligne que ces biens en France sont autant d'hôpitaux et d'écoles en moins dans ces pays africains.
Le porte-parole du gouvernent congolais, Alain Akouala Atipault, a réagi mercredi en estimant qu'il "n'y a rien de concret dans cette affaire et il n'y aura rien de concret juridiquement". Le Quai d'Orsay a rappelé que "cette procédure judiciaire n'est pas du ressort du ministère des Affaires étrangères et européennes, et ses derniers développements n'ont pas fait l'objet d'échanges entre ce ministère et les autorités des pays concernés". AP
Des pirates somaliens détournent un cargo allemand (06 Mai 2009 - 15h05)
Des pirates somaliens ont détourné un cargo allemand transportant onze membres d'équipage dans le golfe d'Aden, a annoncé mercredi le lieutenant Nate Christensen, un porte-parole de la 5e Flotte américaine, basée à Bahrein.
Le cargo allemand, le MV Victoria, a été détourné mardi après-midi à 120 kilomètres au sud du Yémen, a-t-il précisé. Il ne disposait pas d'informations sur l'état de santé des onze membres d'équipage roumains se trouvant à bord du bateau battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda.
Dans un communiqué, le gouvernement d'Antigua-et-Barbuda a ajouté que huit pirates avaient détourné le cargo.
Au moins 19 bateaux sont actuellement aux mains de pirates somaliens, et quelque 250 marins sont pris en otages dans le golfe d'Aden et au large des côtes somaliennes. AP
Rejet du pourvoi de Pierre Bédier requis (06 Mai 2009 - 14h29)
Le parquet général de la Cour de cassation a conclu mercredi au rejet du pourvoi de trois élus ou anciens élus des Yvelines, dont le député UMP Jacques Masdeu-Arus et le président UMP du conseil général des Yvelines Pierre Bédier, contre leurs condamnations à des peines de prison avec sursis et d'inéligibilité dans une affaire de corruption présumée.
La chambre criminelle a mis sa décision en délibéré au 20 mai.
Ils ont été condamnés le 16 mai 2008 par la cour d'appel de Paris pour "corruption passive" et "recel d'abus de biens sociaux" pour avoir accepté des pots-de-vin de l'homme d'affaires Michel Delfau, décédé en 2005. En contrepartie, ce dernier aurait obtenu des marchés publics pour ses sociétés de nettoyage dans les villes de Poissy et de Mantes-la-Jolie (Yvelines).
Pierre Bédier a été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et trois ans de privations des droits civiques et civils, soit six années d'inéligibilité, ainsi que 25.000 euros. Jacques Masdeu-Arus a pour sa part écopé de deux ans de prison avec sursis, une amende de 75.000 euros et cinq ans de privation des droits civiques et civils. Quant à Gilles Forray, premier adjoint de M. Masdeu-Arus, maire de Poissy au moment des faits, il a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 75.000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques et civils.
Pierre Bédier avait été contraint de démissionner du secrétariat d'Etat aux Programmes immobiliers de la Justice après sa mise en examen en janvier 2004. Leurs pourvois en cassation ont permis à l'ancien maire de Mantes-la-Jolie (1995-2005), ainsi qu'à Jacques Masdeu-Arus de conserver leurs mandats électifs. AP